Albi, le rythme de la tête, la loi de la course
Cinquième manche de la saison les 29 et 30 août à Albi, dans le Tarn. Un tracé de 1 222 mètres, seize virages, une vraie ligne droite avalée à près de 150 km/h et une section terre qui s’est creusée d’heure en heure tout le week-end. Un circuit qui récompense l’engagement et ne pardonne aucune approximation. Trois pilotes SWSM engagés, et un week-end qui a définitivement changé la place de l’écurie sur ce plateau.
Tristan Ducamp (500), la constance qui paie
Septième temps des essais chronos du Trophée de France, à 1,3 seconde de la pole. Après la crevaison de Saint-Amand, c’est la première fois de la saison que Tristan peut montrer son vrai niveau sur un tour, et il le place directement dans le top 7.
Manche 1, la course décide pour lui. Un pilote tombe devant sa roue dans le premier tour et l’emmène au sol. Il repart de loin et remonte jusqu’à la quatorzième place, une course entière à dépasser proprement. Manche 2, il fait parler son arme de toujours, la lecture de course. Un départ bien négocié, un rythme tenu du premier au dernier tour, et une septième place à l’arrivée, son meilleur résultat en Trophée de France.
Une chute qui n’est pas la sienne, une remontée, puis un top 7. Sur un plateau de trente-six pilotes, c’est le travail d’un pilote qui sait exactement ce qu’il fait.
Axel Lechartier (52), quatre tours en tête
Cinquième temps des essais chronos sur trente-six engagés. Puis, dimanche, la feuille de chronométrage fédérale l’écrit noir sur blanc. Axel a mené la Manche 1 du Trophée de France, aux tours deux et trois, devant les futurs vainqueurs du week-end.
La chute arrive au quatrième tour, en tête. Il repart dix-neuvième et sera classé trente-deuxième. Manche 2, même scénario en mieux construit. Quatrième au premier virage, cinquième pendant huit tours dans le groupe de tête, jusqu’au problème technique qui le stoppe au neuvième tour.
Un point au tableau. Ça, c’est la comptabilité. Le reste, c’est un pilote qui découvre le circuit le vendredi matin à 9h45 et qui mène le championnat de France quarante-huit heures plus tard. Le rythme n’est plus une promesse, il est chronométré. Reste à le porter jusqu’au drapeau à damier.
Edouardo Ferreira (867), l’apprentissage continue
Après son podium de Saint-Amand, Edouardo a couru tout le week-end blessé, sur un circuit qui ne laisse aucun répit physique. Manche 1 compliquée, vingt-quatrième. Manche 2 nettement plus solide, avec du rythme retrouvé et une quinzième place à l’arrivée, neuf positions reprises d’une course à l’autre.
Prendre le départ dans cet état et finir en progression, c’est déjà une course gagnée. Chaque week-end, la deuxième manche est meilleure que la première. Ce genre de trajectoire ne doit rien au hasard.
Lecture de l’écurie
Un pilote en tête d’une manche du championnat de France, le meilleur résultat de l’écurie en Trophée de France, et trois pilotes qui progressent d’une course à l’autre. À Saint-Amand, SWSM ramenait son premier podium. À Albi, l’écurie a prouvé qu’elle avait le rythme pour jouer devant. Il ne manque plus que l’arrivée.
Parce qu’il faut le dire aussi. Le sport a présenté sa facture ce week-end. Une chute en tête de course, un problème technique en plein top 5, un pilote au sol par la faute d’un autre, un troisième qui serre les dents. C’est le prix d’exister à ce niveau, et personne dans le paddock n’a baissé la tête. On a relevé les motos, on a réglé les problèmes, et on a déjà commencé à préparer la suite.
Ce qui fait cette écurie, c’est ce qui se passe entre les séances. Le chrono pointé au bord de la piste pour le copain qui roule, la roue changée à quatre mains entre deux manches, le débrief à voix basse pendant que les motos refroidissent. On ne roule pas les uns à côté des autres, on roule les uns pour les autres.
SWSM est une structure privée, montée avec les moyens du bord, portée par des gens qui travaillent la semaine et préparent les motos le soir. Personne n’est là par hasard.
Albi referme la saison de course. On la termine avec un podium au compteur, un top 7 en Trophée de France, un temps de leader et des enseignements précis pour chacun. Place maintenant à la saison d’entraînement. C’est là, cet hiver, que se prépare ce que vous verrez au printemps. L’envie, elle, n’a pas bougé.
Merci
Merci à nos partenaires, 360 Franchises et ATL Capital, partenaires principaux de l’écurie. BearMotorShop pour la préparation et le suivi technique. Alystar pour l’entraînement. Et merci à Team 33.
Merci au Moto Club du Circuit d’Albi pour l’organisation, aux commissaires et aux bénévoles, aux familles et à tous ceux qui étaient au bord de la piste ce week-end.